Egalité Salariale Homme/Femme

Dans le Monde de l’entreprise il y a des obligations à respecter en matière d’égalité professionnelle entre hommes et femmes… sous peine de sanction. Mais l’égalité homme/femme est-elle vraiment respectée que ce soit en matière effectifs, de salaire, des questions sur la grossesse et de la maternité…?

En termes de Salaire :

La Loi française stipule pourtant «  tout employeur est tenu d’assurer, pour le même travail, l’égalité de rémunération entres les hommes et les femmes. Un principe qui a été rappelé et élargi par une dizaine de lois. La première il y a 45 ans , la dernière était en 2014 . C’est une loi qui est un peu plus contraignante : elle dit tout simplement que dans chaque entreprise de plus de 50 salariés, l’entrepreneur doit réaliser deux choses. D’abord un diagnostic des différences de salaire dans l’entreprise, mais également un plan d’action pour y remédier. Le problème, c’est que seulement 39,5% des entreprises ont fait ce diagnostic. En théorie, les autres risquent une amende qui peut aller jusqu’à 1% de la masse salariale » »

Dans les faits seuls 116 entreprises ont été sanctionnée depuis le début de l’année, ce qui représente vraiment une goutte d’eau…

Les femmes touchent en moyenne 81% du salaire des hommes ou ont un salaire net inférieur de 19%. Les femmes sont beaucoup moins nombreuses en haut de l’échelle professionnelle ce qui fait que plus on progresse dans l’échelle de salaires, plus l’écart entre les femmes et les hommes est important.

 

On pourrait croire que le fait de payer homme et femme de façon équitable coûterait plus cher aux entreprises en matière de coût salarial mais non ! Remettre hommes et femmes dans une posture de stricte égalité permettrait d’injecter quasiment 32 milliards d’euros dans l’économie. Cela, générerait 34 milliards de recettes fiscales supplémentaires pour l’Etat, en raison d’une perception plus importante de cotisations salariales et patronales, d’impôt sur le revenu, et de TVA. Quant aux ménages, ils pourraient profiter de 28 milliards d’euros en plus !

« Pour tenter de faire réagir ces entreprises, la secrétaire d’État à l’égalité a choisi la manière forte. Cela s’appelle le ‘name and shame’, nommer et faire honte. En septembre dernier, Marlène Schiappa a convoqué les dix entreprises dans lesquelles il y a le moins de femmes dans les équipes dirigeantes. Deux entreprises ne sont pas venues. Elle a placardé sur la porte de son ministère le nom de ces deux entreprises. Une méthode assez radicale, mais qui a fait ses preuves pour faire bouger les mentalités dans les pays qui l’utilisent. »

Preuve que les mentalités commencent à changer en Islande, il est désormais illégal de payer femmes et hommes différemment. Cette législation est entrée en vigueur le 1er janvier. C’est le premier pays à légiférer strictement sur l’égalité salariale.

 

 

Source: lentreprise.lexpresse.fr/ francetvinfo.fr